Quand viendra le jour ?
Où la hantise du moi ne sera plus qu’un souvenir,
Le jour où les critères de jugement de l’homme ne seront plus liés à sa fonction sociale, mais à sa valeur intrinsèque,
Le jour où dans chaque famille la notion d’aîné ne sera plus liée à celle du pourvoyeur de billets de banque,
Le jour où librement et fièrement le choix d’un métier ne sera plus lié à des raisons de subsistance mais guidé par l’amour,
Le jour où l’amour et l’entraide entre les hommes ne seraient plus une illusion mais un réflexe partagé,
Le jour où l’or brillera pour chacun des fils de la terre,
Quand viendra ce jour… ?
Pauvre enfant corvéable à merci, obligé de braver des nuits effroyables pour une boîte d’allumettes. Ils te disent « Djakô » qui signifie « Désolé ».
Djakô pour chaque blessure que tu ramènes comme si c’est cela qui soignera tes plaies, mais qui s’en soucie ?
Et un jour tout sera oublié !
Tu seras docteur, commandant, … président, et un jour l’or brillera pour toi aussi.
Cela t’appartient-il ? Pourquoi alors ne vouloir que ce qui n’est pas à toi ?
La jalousie te mine, la calomnie est ta louange.
L’hypocrisie te noie, l’égoïsme t’aveugle.
Des âmes dévorées, des mains décimées, des esprits avalés dans les méandres de ton « Agniblo ».
Puissiez-vous, arrivistes de tout temps vous repentir de vos dérives.
L’Afrique alors s’accomplira, plus de crainte et d’angoisse !
J’aurai tout donné pour lire dans tes pensées et je suis sûr que toi aussi.
La terre en aurait-elle été meilleure pour autant ?
Pourtant que de médisances, que de délations…
Je te promets de dire de toi que ce qui est, afin que l’or brille et illumine chacun de nous !
Paroles de la chanson ici
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